jeudi 8 avril 2010

Malaise

Huit heures du matin. Le téléphone sonne. C’est notre voisine de palier qui, en état d’urgence, demande à Claude de lui fournir illico un document à propos de l’immeuble.

Le temps de m’habiller et je frappe à votre porte.
Il me le faudrait tout de suite, monsieur Gagnon, mon conjoint attend en bas.

Faisant fi de sa pudeur, mon homme, papier en main, frappe à la porte d’à côté. Notre voisine sort dans le couloir et se jette en sanglotant sur l’épaule de Claude.

Il me demande aussi les clés de l’appartement…

Claude est surpris de la révélation mais il l’est encore plus par la situation embarrassante dans laquelle il se trouve : tee-shirt et boxeur comme uniques vêtements et une femme pleurant sur son épaule. Il se voit là, au bout du couloir, exposé à la vue du voisinage.

Mal à l’aise et déstabilisé dans sa réserve habituelle, il exprime rapidement sa compassion et rentre aussitôt.

Les images sont parfois trompeuses.

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